Le projet situé à l’Est de la restructuration urbaine du faubourg «Arras-Europe» à Lille, bénéficie d’un statut particulier en entrée du site. En effet, l’îlot fait le lien entre le tissu existant constitué de maisons de faubourg ; d’un ensemble de logements collectifs conservé et réhabilité, et les nouvelles opérations.
L’ensemble du programme est organisé en 2 bâtiments comprenant respectivement 10 et 16 logements. Les premiers étages des deux bâtiments accueillent les typologies les plus importantes, et sont adressées directement sur les rues bordant le projet, leur conférant un caractère de maisons de ville. Ces logements sont développés en duplex avec une double hauteur et des ouvertures en position haute offrant l’intimité nécessaire.
Tous les logements sont exclusivement traversants, chacun disposant d’un espace extérieur de qualité en jardin ou en loggia. Les deux niveaux supérieurs installent une superposition rationnelle des typologies et sont desservis par des coursives. La circulation sous forme de coursives extérieures permet une transparence des circulations verticales et des vues sur le cœur d’îlot tout en prolongeant l’accès aux logements depuis l’extérieur.
Les toits en pente permettent aux séjours des derniers étages de bénéficier d’une grande hauteur sous plafond et de généreuses ouvertures. L’inversion des pentes découpe le ciel au même rythme que les maisons de la rue.
L’écriture architecturale des deux bâtiments articule des matériaux durables et expressifs, et joue du contraste entre la modénature fine de la brique et le béton brut intérieur. La matérialité brique de la façade dialogue avec les maisons traditionnelles du nord et sa trame en reprend le rythme vertical de leur succession.
Photos : Maxime Vermeulen
Programme :
Construction de 26 logements collectifs Zac Arras Europe
TAG développe une architecture de l’espace capable. Chaque projet cherche à produire davantage que ce qui est demandé : un espace en plus, une capacité supplémentaire, capable d’accueillir des usages, des appropriations et des transformations que le programme n’avait pas anticipés. La valeur du projet ne réside pas seulement dans ce qu’il permet aujourd’hui, mais dans ce qu’il rendra possible demain.
Chaque projet est envisagé comme une structure ouverte, capable d’évoluer sans perdre sa cohérence. Structure, lumière, matière et organisation spatiale sont mobilisées pour créer des lieux suffisamment précis pour être immédiatement utiles, suffisamment ouverts pour accompagner le temps.
Logements, équipements publics, lieux de travail ou d’apprentissage : les projets développés par TAG ne sont pas conçus comme des objets achevés mais comme des cadres durables, capables d’accueillir des usages, des appropriations et des transformations que personne ne peut entièrement anticiper.
L’architecture y est envisagée moins comme une réponse définitive que comme un dispositif capable de demeurer pertinent à mesure que les besoins évoluent.
EQUIPE:
Clément Devignes, Dominique Lerche, Salomé Capirchio, Lucas Carrio, Cyril Domelier, Sarah Fauconnier, Bertrand Goguillon, Camille Guinier, Clémentine Hainaut, Paul Mouriesse, Ombeline Pajot, Baptiste Paulino, Alice Rigaut, Laura Thioux
PRIX/PUBLICATIONS:
Archistorm, Tribune, « ce que l’architecture fabrique » n°136, 2026
AMC, Maison de santé à Gouzeaucourt, n°337, 2026
AMC, Habitat, 26 logements collectifs sociaux à Lille, n°310, 2023