Le projet est porteur d’une mixité programmatique lui offrant un statut particulier: à la fois logements collectifs et établissement public. Il interroge cette nuance entre un programme s’ouvrant sur le quartier, inclusif, et la notion d’intimité et d’autonomie que suggère la question du logement.
Nous proposons de scinder en deux le volume du programme et d’installer un vide généreux entre les deux ailes ainsi créées. Dans ce nouvel espace, un jardin se niche et les lieux de convivialité s’organisent. Tout en transparence, ces lieux sont à l’abri des regards entre les deux parties du bâtiment et profitent d’une vue traversante.
Dans les environnements côtiers, la présence du bois en façade évoque les boiseries peintes des maisons, les cabanes de plage. Le traitement du bois dans les atmosphères maritimes est pourtant un vrai enjeu pour la pérennité de l’ouvrage. Une lasure d’un rouge doux est appliquée sur l’ensemble du bois présent en extérieur. Ce travail de la couleur vient faire écho à cette proximité avec la mer et à cet univers du «Grand Large». De plus, le rouge choisi entre en résonance avec la teinte des toitures des maisons existantes voisines en terre cuite.
TAG développe une architecture de l’espace capable. Chaque projet cherche à produire davantage que ce qui est demandé : un espace en plus, une capacité supplémentaire, capable d’accueillir des usages, des appropriations et des transformations que le programme n’avait pas anticipés. La valeur du projet ne réside pas seulement dans ce qu’il permet aujourd’hui, mais dans ce qu’il rendra possible demain.
Chaque projet est envisagé comme une structure ouverte, capable d’évoluer sans perdre sa cohérence. Structure, lumière, matière et organisation spatiale sont mobilisées pour créer des lieux suffisamment précis pour être immédiatement utiles, suffisamment ouverts pour accompagner le temps.
Logements, équipements publics, lieux de travail ou d’apprentissage : les projets développés par TAG ne sont pas conçus comme des objets achevés mais comme des cadres durables, capables d’accueillir des usages, des appropriations et des transformations que personne ne peut entièrement anticiper.
L’architecture y est envisagée moins comme une réponse définitive que comme un dispositif capable de demeurer pertinent à mesure que les besoins évoluent.
EQUIPE:
Clément Devignes, Dominique Lerche, Salomé Capirchio, Lucas Carrio, Cyril Domelier, Sarah Fauconnier, Bertrand Goguillon, Camille Guinier, Clémentine Hainaut, Paul Mouriesse, Ombeline Pajot, Baptiste Paulino, Alice Rigaut, Laura Thioux
PRIX/PUBLICATIONS:
Archistorm, Tribune, « ce que l’architecture fabrique » n°136, 2026
AMC, Maison de santé à Gouzeaucourt, n°337, 2026
AMC, Habitat, 26 logements collectifs sociaux à Lille, n°310, 2023